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Il y a parti à prendre, partout, sur tout. Il y a avis à donner, opinion à dire, tripes à mettre sur la table. Exprimer sa liberté.

RENTREE EN DOUCEUR

Publié le 22 Septembre 2009 par Vincent Schlegel in Rage

 

Je vous annonçais du fulminant. C’est étonnamment calme, finalement.


 

Le cocktail de la réussite en politique

Un doigt d’ambition, un doigt d’empathie, un doigt de rouerie, un doigt d’humanisme. Et un doigt d’honneur.

 

                  


La meilleure façon de faire oublier un succès ?

Gardez lui son titre en anglais. Avez-vous remarqué que plus un seul film américain ne sort en France titre traduit ? Moyennant quoi se succèdent au cinéma des « opus » (on ne dit plus : « œuvre » !) qui ont conservé leur titre originel. Sur le coup, pas de problème : « Tu a vu « Inglorious basterds » ? Génial, ce Kouèn’tine Tarentino… Et « Public enemies » ? Tu la trouves bien,  Cotillard ! » . Parfait, mais une fois la promo finie, une fois terminé le plan média de ces « marques » puissamment soutenues, les films vont aller se ranger dans le grand grenier des concepts morts. Ne pas porter un titre qui nous parle, porteur de sens ou d’une idée, en fait des objets déconnectés qui glissent sur nous et ne peuplent plus nos mémoires. Que seraient devenus « Le crime était presque parfait », « Fenêtre sur cour », « La leçon de piano », « Les 12 salopards », « Les 7 mercenaires », « Il était une fois dans l’ouest », « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe… », « La ruée vers l’or » si leur nom, proche, amical, parlant,  ne les maintenait vivants dans notre panthéon ou notre enfer intime ?

 

Russes, Saint-Pétersbourg

Je vois plusieurs fois par semaine, rue de Saint-Pétersbourg, des épaves de bonshommes comme confits dans un alcool fort. Ils  habitent sur un carton, se tiennent affalés dans le souffle chaud et odorant de la boulangerie du supermarché Simply du boulevard des Batignolles. Ces types sont russes. Ils se sont arrêtés rue de Saint-Pétersbourg. Ils ont dû se dire qu’ils étaient chez eux. Que c’était le bon endroit pour en finir.

 

 

 

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une bonne femme 23/09/2009 21:53


Moi un café de la grille où l'on ne peut plus fumer, je trouve que c'est une bonne question pour Georges, Bruno et Jean-Claude, nos trois bonshommes.
Et je ne peux pas croire un seul instant qu'ils carburent à la verveine à neuf heures moins le quart du matin (c'est plus long à écrire mais tellement plus chic que 8 h 45). 


Vincent Schlegel 24/09/2009 09:13

Moi je crois plutôt que cette verveine là, c'est cette liqueur doucereuse, verte, genre chartreuse en moins fort. George, Bruno et Jean-Claude ne boiraient quand même pas de la tisane!

Vincent Schlegel 24/09/2009 00:51


C'est vrai, c'est bizarre...


lami 22/09/2009 22:15


tu sais pas ce que c'est devenu,  Le crime était presque parfait. ?
Un diner presque parfait, sur M6.


Agapanthe 22/09/2009 19:49


Il faut bien reconnaâitre que vous démarrez la saison mollo mollo. C'est reposant, comme un petit arrière goût d'été encore sur votre pensée. Quelque chose qui coule gentiment. Alors donc oui,
inglorious basterds... vous l'avez entendu prononcer autour de vous ? c'est ahurissant ! je jurerais que le buzz se fait mal autour du dernier opus de Quenntaïne parce que les français n'osent pas
prononcer le nom du film. vous avez essayé vous ? moi oui, et comme je voulais dire du mal de ce film que je trouve irregardable  (déjà, c'était pas top comme idée d'avoir enve de dire ça...),
j'ai été un peu ridicule. ah ben évidemment si tu prononces le titre comme ça ! hey, hein ?
Moi c'est vrai que ça ne me dérangeais pas de regarder "Fenêtre sur cour", en VO boen sûr, mais Fenêtre sur Cour... c'est quoi d'ailleurs le titre en Anglais ? Du coup, j'étais plus à l'aise. Mais
déjà avec Basic Insctinct, j'ai eu des problèmes ! pourtant, là, rien à dire, le film était parfait.  Et bien, même pour en dire du bien, j'ai préféré me taire, parce que bon, baïsic, j'y
arrivais à peu près... mais après, Instinkt ou Innstinnqkt ? help !


Vincent Schlegel 22/09/2009 21:07


Hé hé


bruno marlière 22/09/2009 18:05



Un petit journal philosophique pour mon Vincent ?


 


Café de la Grille                               
                                          Septembre 2009


Question du jour : pourquoi l’homme serait-il bon ?


 Le café de la grille est en effervescence ce matin. Il est 8 heures 45, lorsque j’en pousse la porte. Au bar se trouve déjà : George,
Jean-Claude et Bruno. Etant légèrement en retard, je m’aperçois que notre discussion quotidienne a débuté sans moi.


Bruno m’en fait un bref résumé : Jean-Claude qui est arrivé de bonheur ce matin, est passé à l’attaque dès l’arrivée de George. Sans doute contrarié par un
conflit domestique durant le week-end, il a ouvert la discussion par un : « le monde qui m’entoure est peuplé de connards ! » particulièrement tonitruant. George, par
l’odeur de la joute verbale alléché, lui a tenu à peu près ce langage :
« Penses-tu ! Tu dis ça parce que ta perception de la bonté d’autrui est faussée par tes déconvenues de dimanche ! »


Et Jean-Claude a répondu : « Pas d’accord ! », « Et d’abord : pourquoi l’homme serait-il bon ? »


 


En fait, dans cette question de Jean-Claude, question simple mais de bon goût, se trouve une racine Nietzschéenne polymorphe, véritable appendice, cul de basse
fosse, nœud, siphon, de la psychopathologie de la vie politique très prisée par mon ami George le tailleur libanais du café de la grille.


George, non content d’avaler tous les matins à heure fixe une verveine, depuis sa découverte que l’absorption de  café
lui provoquait des crises de paludisme, George donc, est un philosophe assermenté par les phalanges chrétiennes.


Son œuvre d‘un éclectisme échevelé, puise sa vitalité dans les discussions quotidiennes et minutées qu'il tient avec des sommités intellectuelles telles que : Bruno,
Jean-Claude et moi-même.


 


D’une durée de 4 minutes exactement, ces joutes neuronales débutent toujours par l’histoire des deux belges qui font du ski et s’achèvent par Monsieur et Madame ont
un fils.


Mais je m’éloigne sensiblement de notre préoccupation du matin : Pourquoi l’homme serait-t-il bon ?


 


De cette question George, fulgurant, décline deux postulats :


  1. L’homme n’est pas bon
  2. et ferme ta gueule quand je parle


Si le premier semble contredire la question même, le deuxième contrebalance finement le premier en tentant de créer le schéma à minima d’un lien de cause à effet
entre l’homme qui est bon et qui pose la question et l’homme qui se sait mauvais et qui répond à la question.


 Ce Schéma quantique prouverait que :


suivant la position de l’observateur par rapports aux postulats, la qualité de l’observateur pourrait passer du
mauvais au bon et inversement.

l’observateur s’il est unique serait ou :

Bon et mauvais à la fois

Ni bon ni mauvais à la fois





Si cela est avéré, ce trait de génie de George ouvrira ni plus ni moins qu’une nouvelle science dure que Jean-Claude et Bruno appellent déjà : physique
quantique de la question.


George ne semble pas d’accord, reprend une verveine. On en reparlera demain.
 



Vincent Schlegel 22/09/2009 21:17


Les deux Belges ont un ami qui a disparu et qui s'appelle Raymond. Comme vous le savez, il a deux trous du cul.
Vous ne connaissez pas cette histoire ? Demandez le début à Bruno qui a décidé de faire son petit blog dans mon blog. Pour me faire plaisir. et ça me fait plaisir. Il a du talent. Venez faire de la
philo. On va concurrencer Michel Onfray.



bruno marlière 22/09/2009 17:01


Nous aussi on a besoin d'une rentrée en douceur !
En te lisant à l'instant, j'ai par mégarde mélangé tes deux premiers articles. "Le cocktail" s'est déversé dans "la meilleure façon de faire oublier un succès".
Et le psychopathe sur un doigt brulant, à pris sa leçon de doigté. Tous ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'index de Luc... Euh non ! D'Eric Besson.

Il était un doigt de vodka dans l'est ; Nasdarovia
Tovarich !


Vincent Schlegel 22/09/2009 17:18


Tu vois, Bruno, quand tu veux faire distingué, c'est tout de suite beaucoup mieux...