Il y a parti à prendre, partout, sur tout. Il y a avis à donner, opinion à dire, tripes à mettre sur la table. Exprimer sa liberté.
Il en traîne, dans notre bouche ou dans nos têtes, de ces expressions datées, de ces vieux rogatons de délices d'autrefois qui ont résisté, par poésie, par paresse ou par bêtise. Je ne suis pas Madame Soleil L’autre jour, à une question qu'on lui posait...
Content de vous retrouver. J’ai eu un blanc, avec un liseré noir. La paresse a fait le reste. Bonne année ! Des vœux de propreté C’est ce que la Fondation Cartier nous souhaite, ces premiers jours de janvier, en effaçant l’exposition permanente de tags...
Deux mois. Ah, il va falloir que je vous reparle. Que je la rouvre. Que je me rehérisse, que je me remette en boule au lieu de faire le dos rond. Piquer. Ferrailler. Pointer. Stigmatiser… Stigmatiser ! Vous avez remarqué à quel point ce mot super-tendance...
Alors ça y est, amis du sport : comme m oi, vous êtes remis de votre ébaudissement hispano-hongrois ? Vous vous êtes g obe rgés de cette avalanche de breloques, des beaux titres béats, vengeurs et chambreurs de la presse, retrouvant sa France bien aimée,...
La « baie électronique » est un infini gisement de trésors. Je viens d’y faire l’emplette – en triomphateur contre un adversaire sournois, mais l’affaire est belle – de la rarissime édition originale de « Rien voilà l’ordre », le deuxième grand recueil...
Célébrer le cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline. Céline n’est pas quelqu’un qu’on célèbre. Céline n’est pas un type sympathique. Ce n’est pas quelqu’un qui rassemble, quelqu’un qui nous aime, quelqu’un qu’on aurait aimé connaître, pour...
Tout à l’heure, Joseph, douze ans, qui gratouille avec espoir et ténacité la guitare qu’il a eue pour son anniversaire, a produit un accord (un Si mineur) qui m’a fait instinctivement commencer à chanter la Supplique pour être enterré sur la plage de...
Vendredi 13 dernier, je suis allé voir Christophe à l’Olympia. Un jour de bonheur. Et un jour de malheur : Bashung finissait de mourir. Le travail fut achevé le lendemain. Les bons amateurs de chansons savent que ces deux-là s’estimaient. D’ailleurs Bashung...
Avez-vous entendu le patron de l’INRA à Colmar, au bord des larmes, parler du saccage par les Faucheurs Volontaires d'OGM de la parcelle de vignes transgéniques sur lesquelles ses chercheurs travaillaient depuis presque 10 ans ? Avez-vous mesuré à quel...
Avertissement : D'habitude, quand je vous fais partager mes Q uartiers Libres ou mes Cartes Blanches publiés dans "Médias", je n'ai pas de problème d'illustration. En dehors de celles, magnifiques, en pleine page, de Philippe Lagautrière, il n'y en a...
Relevé ces jours-ci l’expression « Le Cloud Computing à la Française ». Tu m’en diras tant. Bon, on sait que le cloud computing va révolutionner nos vies : nous allons nous alléger de nos stocks de données et de notre hardware lourdingue et encombrant...
On vit une époque étrange. Et si nos petits problèmes n’ont rien de commun avec le cataclysme nippon qui, j’en conviens, inviterait à tout relativiser (mais dès lors, qu’est ce qui a vraiment de l’importance ?), j’entends craquer de partout notre société...
Par forfanterie ou par snobisme, va savoir, je déteste acheter le prix Goncourt. Le panurgisme consistant à faire l’emplette, chaque année au même moment, d’un livre que tout le monde doit lire, m’exaspère et j’exècre ce bandeau rouge. Rouge, un peu comme...
Idées perdues C’est quoi ? De la paresse, du dilettantisme de ma part ? L'incapacité à détecter le potentiel d'une idée ? Je vous explique. Il y a quelques semaines, à une de ces réunions Schlegel brillantes et foutrac où l’on joue, chante, boit et rit...
Grrrigali Lu dans le Figaro : « A Kigali, le président de la République a voulu tourner la page du génocide ». Le journaliste n’a pas fait d’erreur. C’est ce que Nicolas Sarkozy et Paul Kagamé ont déclaré vouloir faire. Il y a une hiérarchie dans les...
Etre sur F acebook, c’est être. Twitter, c’est vivre. Mais quel être, mais quelle vie ? Comme utilisateur moyen du seul Facebook, comme ami, comme père, frère, oncle, cousin, ex-condisciple, j’y ai la production paresseuse du dilettante qui a juste ajouté...
(Ce texte est celui de ma Carte blanche publiée dans le numéro d'hiver de Médias qui vient de sortir. Achetez donc cette excellente livraison hivernale, pleine de talents et d’humeur piquante. Et pour avoir la version live, cliquez ici : vous nous retrouverez,...
Le christianisme était une religion, c’était aussi une cause, un engagement. Il n’est plus, ici et maintenant, qu’une survivance, un luxe, un chromo. Un folklore pour ces temps de messes de minuit douceâtres, de veillée s cucul-la-praline et bêlantes...
Il y a des marques qui, quelquefois, pourraient bien remplacer les institutions. Il y des poils qui se dressent sur les bras, au discours de certains « acteurs économiques », autrement dit des entreprises, qui font le boulot que ne font plus, dans la...
Un blog pour exprimer sa liberté ? Pour quoi faire ? Je n’ai eu, ces dernières semaines, ni l’envie, ni l’énergie d’alimenter ma chronique. Il se passe un truc, en ce moment, qui fait de ma petite lutte un peu dilettante, un peu égoïste, un peu hussarde,...
Le rouge et le noir (Scandale) Fumer (des Craven A) tue. C’est écrit sur la boîte. Avant, les Craven A (sans filtre, « cork tipped ») tuaient déjà, mais on ne le savait pas, ou on ne voulait pas le savoir. Elles avaient simplement le plus beau paquet...
Dans mon dernier article, j’évoquais la dimension messianique que revêtait l’attente de DSK. En attendant Dodo, c’était un peu le titre de cette comédie du pouvoir. Il allait revenir, il allait nous sauver des péchés de Sarkozy et de la tentation des...
La crise ronge les certitudes. La campagne monte en puissance. C’est amusant et terrible à la fois. Nos petits intérêts, nos niches, nos prébendes, notre modèèèèèèle social, nos privilèges, nos arriérations vont de nouveau alimenter la chronique. Nos...
Deux-mille-treize, comme il y a eu Quatrevingt-treize, en toutes lettres, comme un roman (pas comme un département). De quelle fin de révolution compassée, de quelle Terreur douce l’année qui vient est-elle le nom ? Je ne vois qu’une issue : on va s’armer....
François Sureau a le talent merveilleux de donner envie de lire. Ou de ne pas lire : quand on est paresseux ou économe, on se satisfait de l’idée de lire, peut-être, un jour, les auteurs dont il parle dans ses livres avec tellement d'érudition et de sensibilité....